« Hum… qu’est-ce qu’ils ont voulu dire par là ? »

« Nous devons discuter. »
« Pouvez-vous régler ce problème ? »
« ? »

Deux ou trois mots dans un message, et soudain, vous ne vous concentrez plus sur le fond du travail, mais sur ces quelques mots qui résonnent en boucle dans votre tête. Ai-je fait une erreur ? Vais-je avoir des problèmes ? Est-ce vraiment urgent ?

Cette spirale ne représente pas seulement le travail moderne, elle est sans fin. De nouvelles études menées par Loom et Wakefield Research montrent que la mauvaise communication constitue désormais un problème majeur pour les entreprises. D’après les données du Bureau of Labor Statistics (Bureau des statistiques du travail), rien qu’aux États-Unis, cela représente en moyenne environ 203 milliards de dollars¹ de pertes de productivité par an, soit plus que la production économique annuelle d’environ deux tiers des pays du monde entier. Pas plus tard que le mois dernier :

  • 80 % des employés ont passé du temps sur des tâches qui se sont révélées inutiles ou qui ont dû être entièrement refaites parce qu’ils avaient mal compris un message écrit.
  • Près d’un tiers des employés ont perdu plus d’une demi-journée de travail à cause d’erreurs évitables causées par des e-mails et des discussions manquant de clarté.
  • Près de neuf personnes sur dix déclarent passer régulièrement du temps chaque semaine à essayer d’interpréter des messages écrits vagues ou confus.

Ce n’est pas juste une histoire de compétences interpersonnelles. Cela va bien au-delà. Pour la plupart des équipes, il ne s’agit pas seulement d’un problème humain, mais aussi d’un problème de canal.


La perte de productivité cachée derrière une mauvaise compréhension

La communication écrite est la pierre angulaire du travail moderne. Toutefois, si nous n’y prêtons pas assez attention, beaucoup d’efforts sont discrètement réduits à néant ou mal interprétés. Dans toutes les équipes, les employés perdent des heures à réécrire des tâches, à clarifier des demandes et à décoder des messages qui semblaient clairs dans l’esprit de l’expéditeur, mais qui paraissent flous une fois arrivés dans la boîte de réception de tous les autres. Ce schéma se répète, encore et encore.

Au niveau de la direction, les conséquences sont brutales : un dirigeant sur cinq (vice-présidence et au-delà) a perdu plus de 24 heures en un seul mois sur des tâches qui ont ensuite été abandonnées ou retravaillées à cause d’une mauvaise communication, soit une perte de trois journées de travail complètes.

Les problèmes de communication compliquent les réflexions. Plus de quatre employés sur dix déclarent avoir eu du mal à se concentrer au travail par peur de mal comprendre une mission. Bien plus qu’une perte de temps, ces problèmes augmentent aussi la charge mentale.


Quand un message privé ressemble à une évaluation des performances

Une mauvaise communication ne ralentit pas seulement les projets, elle transforme aussi la culture de l’entreprise.

La plupart des employés (82 %) ont vu des malentendus avoir de véritables répercussions : une détérioration des relations entre collègues, des problèmes remontés aux responsables ou aux RH, voire des pertes de clients et, dans certains cas, des licenciements. Plus d’une personne sur quatre déclare avoir souhaité démissionner à la suite d’un malentendu. Au total, 61 % des personnes interrogées indiquent avoir déjà été elles-mêmes réprimandées au moins une fois parce que quelqu’un avait mal compris un message qu’elles avaient envoyé.

Après avoir vécu cela, il devient difficile de voir chaque message un peu sec comme « un simple e-mail ». Sans surprise, près de deux tiers des employés déclarent qu’une mauvaise communication au travail affecte leurs pensées ou leurs actions une fois leur journée terminée. C’est ainsi que les gens commencent à lire entre les lignes de chaque message. Ce point était-il trop strict ? Pourquoi avoir cliqué sur « Répondre à tous » alors que ce message ne concernait qu’une seule personne ? Où sont passées les émoticônes ? Tout le monde n’a pas les mêmes normes de communication, ce qui érode discrètement la confiance.


Ce n’est pas vous, c’est le canal

Mauvaise nouvelle : les outils sur lesquels nous nous appuyons le plus sont ceux auxquels les employés font le moins confiance.

Dans tous les secteurs, les employés estiment que le chat et les e-mails, autrement dit les piliers de la collaboration moderne, sont les méthodes de communication les plus susceptibles d’être mal interprétées. Le chat arrive en tête avec 42 %, suivi de près par les e-mails avec 34 %. Même les personnes qui préfèrent les e-mails ou la messagerie instantanée indiquent que leurs messages sont souvent mal interprétés.

Pourtant, il existe une vraie différence entre les outils que les gens utilisent et ceux qui les aideraient vraiment selon eux. Seulement 31 % des employés utilisent les vidéos asynchrones au travail. Pourtant, 70 % indiquent qu’un court message vidéo aurait permis d’éviter leur dernier malentendu. Les réunions ne sont pas non plus la solution, car la plupart des employés déclarent qu’il y en a déjà trop.

Nous devons donc transmettre à la fois le ton, l’intention et les nuances dans quelques lignes de texte, via des canaux que tout le monde considère comme sujets aux mauvaises interprétations, tout en sous-utilisant un format qui, selon la plupart des gens, aurait rendu les choses plus claires.


La solution : choisir les canaux appropriés

Vous n’avez pas besoin d’entièrement réinventer vos modes de communication. Il vous suffit de choisir délibérément quel canal utiliser, et pour quoi. La plupart des équipes ne se posent pas vraiment la question.

Pour faire simple :

  • Le chat est idéal pour les questions rapides, les demandes peu importantes et les rappels. Il est moins adapté au partage de commentaires sensibles ou à l’explication d’un changement complexe.
  • Les e-mails sont parfaits pour documenter des décisions, donner du contexte ou partager des mises à jour que des personnes pourraient avoir besoin de consulter de nouveau. Ils sont moins utiles si vous devez faire passer un message difficile en prenant des pincettes ou si vous espérez que votre ton sera retransmis comme par magie.
  • Les vidéos asynchrones reprennent le ton et les indices visuels d’une vraie conversation en face à face, notamment pour partager des informations, des idées et des commentaires nuancés (sans devoir laisser de longs commentaires sur une page).

Une règle pratique adoptée par de nombreuses équipes : si vous êtes sur le point d’envoyer un message qui pourrait éventuellement être interprété de trois façons différentes, cela signifie qu’il faut passer par un canal plus riche, souvent un court Loom, plutôt que par un autre bloc de texte.


Pourquoi les équipes se tournent-elles vers Loom ?

Cela fonctionne-t-il vraiment en conditions réelles ? Les chiffres de 2025 parlent d’eux-mêmes :

  • Les équipes ont enregistré 93 millions de vidéos Loom pour partager des instructions détaillées, des mises à jour, des commentaires et bien plus encore.
  • Ces vidéos auraient permis d’éviter 245 millions de réunions2.
  • Au total, 44 millions de vidéos se sont servies de Loom AI pour générer automatiquement des titres, des résumés et des chapitres, afin que les spectateurs puissent accéder directement aux éléments pertinents.

Les vidéos asynchrones offrent aux équipes un moyen de transmettre le ton, l’intention et le contexte en seulement quelques minutes, sans réunion en direct, tout en laissant le temps aux destinataires de regarder la vidéo et d’y répondre à leur propre rythme. Cela réduit la « charge émotionnelle » qui se crée lorsque vous essayez de deviner ce que quelqu’un voulait dire dans un message privé de quelques mots.


Progressez, un message à la fois

Vous n’avez pas à corriger chaque message. Toutefois, pour commencer, prenez le temps de vous demander : « S’agit-il du canal approprié pour ce que j’essaie de dire ? ». Ainsi, vous pouvez facilement éviter que votre équipe ne se retrouve bloquée sur ce qui aurait dû être un simple message.


À propos de la méthodologie de l’enquête
Wakefield Research a mené cette enquête en ligne auprès de 7 000 travailleurs du savoir à travers sept marchés (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Australie et Inde), du 12 au 22 décembre 2025.

Les participants travaillent à temps plein ou à temps partiel.

Le coût annuel estimé est basé sur la multiplication des données relatives aux revenus et à l’emploi du Bureau of Labor Statistics pour les « personnes travaillant dans les services métier et professionnels » par le temps médian perdu chaque semaine par les participants basés aux États-Unis en raison d’e-mails et de messages dans le chat manquant de clarté, comme indiqué dans l’enquête. Ce chiffre est annualisé sur l’ensemble du personnel pour fournir une estimation économique globale en dollars.

Méthodologie permettant de gagner du temps : nous utilisons les vues et les durées des vidéos pour estimer le temps gagné, en partant du principe que 10 minutes de visionnage, pour un utilisateur, remplacent une réunion de 30 minutes.

Comment éviter les malentendus fréquents au sein de votre équipe ?